« L'Équation du soi » pose le soi comme une équation à tester, en chimie, en physique et en mathématiques, et non comme une définition. Formule mère : SOI = (M ⟷ P) × C(t).
Partie I · Libre arbitre (le soi dedans). Le soi chimique C(t) = (S, Δ), lu sur un bain de 29 molécules dont la plage est mesurée chez l'humain (cortisol, mélatonine, adénosine, acétylcholine…), chacune dans sa plage. S est la place, Δ l'écart entre les niveaux. Le niveau de base glisse lentement ou se verrouille par hystérésis (bistabilité ; ralentissement avant la bascule, Scheffer). La décision est lue comme une porte à seuil (potentiel de préparation : Libet ; Schurger ; Maoz).
Partie II · Déséquilibre (le soi entre). Le soi physique P : la brisure d'un seuil et la copie de la commande, δ = a − â (von Holst et Mittelstaedt ; Wolpert). Un je ne se reconnaît que par un tu, physique (tu₀) ou reconnu (tu₁). La trace de l'autre a un lieu (région CA2 de l'hippocampe, Hitti et Siegelbaum) et se réécrit à chaque rappel (la brebis et son agneau, Perrin). La jalousie chez le chien (Harris et Prouvost ; Bastos).
Partie III · Soi (le nous). Le soi mathématique M = (r, Rec) : accord de phase et réciprocité (Huygens ; Kuramoto ; Mirollo et Strogatz). Du blob (Boisseau, Vogel et Dussutour) et de la colonie de fourmis (Sasaki et Pratt) aux groupes humains : synchronie cardiaque (Konvalinka), synchronie des cerveaux (Dikker), contagion de l'humeur (Barsade). Pluton et Charon tournent autour d'un point qui n'est dans aucun des deux.
Chute et conclusion : la même loi d'un étage à l'autre, sans sommet. Nous ne sommes pas la mesure du vivant.
Registres marqués dans le texte : ÉTABLI, DÉBATTU, LECTURE, MODÈLE, HYPOTHÈSE. 35 encadrés d'équations (lignes 0 à 24), 17 figures, 11 tests proposés (T0 à T10), 218 références (215 DOI).
Version 1.3 (01/11/2026). Hors-série d'Elias Sorel.